Rabbit Island, ou l’art de ne rien faire

Rabbit Island, ou l’art de ne rien faire

Après avoir été conquis par notre visite de Kep nous filons à bord d’un tuk-tuk direction l’embarcadère avec une idée en tête : rejoindre Koh Tonsay. Surnommée « Rabbit Island », cette ile nous promet une atmosphère de détente dans un paysage superbe, exactement ce qu’il nous faut avant d’attaquer la fin de notre périple au Cambodge.

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En autarcie

A peine le premier pied posé sur cette ile nous savons que nous allons y plaire. Nous voulions du temps pour nous retrouver et prendre le temps de se poser les bonnes questions pour la suite du voyage et bien nous serons servis. Ici pas d’internet et à notre grande surprise pas d’électricité. Un générateur fonctionne de temps en temps pour alimenter les deux Guest Houses qui font également restaurant et c’est tout. Personne d’autre ne vit sur cette minuscule ile qui ne propose qu’une vingtaine de couchage en bungalow. La navette journalière en bateau ramène quelques touristes fraichement débarqués de Kep et son lot de ravitaillement pour nourrir tout ce petit monde. Pas d’épicerie et pas de route, une seule chose se trouve en quantité : le temps. Et nous allons donc en profiter au maximum pendant deux jours qui nous ferons le plus grand bien. Nous avions adoré notre séjour à Koh Rong Samloen (cf. Koh Rong Samloem, nulle ombre au paradis) mais nous voulions plus d’isolement et moins de touristes, apparemment notre souhait est exaucé, ne reste plus qu’a en profiter

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Hamacs et cocotiers

Nous choisissons un petit bungalow en ayant l’embarras du choix. En effet plusieurs personnes arrivent sur l’ile en même temps que nous, mais nous serons les seuls à rester pour la nuit. Nous déposons donc vite nos affaires et allons explorer le paysage dont nous avions déjà eu un bon aperçu avec notre arrivée par la mer. De grands cocotiers sur le bord d’une petite plage semble contenir la dense végétation présente au cœur de ce petit ilot de verdure. L’endroit est magnifique et d’une sérénité appelant au farniente. En nous baignant pour nous rafraichir nous constatons que nous avons de l’eau jusqu’aux genoux sur presque 100 mètres, avec la réverbération du soleil dans cette eau cristalline et peu profonde nous pataugeons dans une eau tellement chaude que nous sommes obligés de sortir régulièrement pour nous rafraichir à l’ombre des arbres.dsc00911

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Le restaurant ne paye pas de mine et offre les traditionnels fried rice et fried noodles. Une scène amusante se produit lorsque je commande en boisson une noix de coco, un homme monte alors au sommet d’un cocotier à l’aide d’une cordelette, avec une facilité déconcertante. Après quelques instants ma boisson est posée sur la table, avec une traçabilité du produit incomparable.

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Le reste de notre séjour ne sera fait que de repos, d’écriture pour ce blog, mais aussi de beaucoup de ukulélé pour moi et de bolas pour Brune. Nous avons évidemment le temps de faire le point sur notre voyage et après plus de 16 mois de tripatouille l’idée de rentrer dans notre contrée bretonne fait son chemin et nous l’accueillons volontiers, avec des idées et de projets plein la tête.

Un mystère reste entier pour nous, l’origine du nom de l’ile. Nous faisons évidemment l’hypothèse de la présence de lapins mais aucun ne s’est manifesté à nous lors de notre présence, nous aurions surement pu résoudre l’énigme en faisant  la ballade sur le seul chemin de l’ile, mais notre humeur n’était décidément pas à la découverte.

Après deux nuits dans notre petit paradis nous reprenons le bateau en sens inverse et filons directement vers Phnom Penh ou la cohue de la ville nous fera dire, en y repensant, que nous avons eu bien raison de profiter car le voyage c’est aussi savoir lâcher prise, un art dans lequel nous commençons à exceller.

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