Kep, le Saint-Tropez déchu du Cambodge
Kep, saint tropez déchue du cambodge

Kep, le Saint-Tropez déchu du Cambodge

Après avoir découvert Kampot (cf. Visite de Kampot, entre terre et mer) , nous filons à 25km à l’est et nous arrivons dans la ville balnéaire de Kep. Une longue voie toute droite bordée de poussière de terre ocre mène jusqu’au centre-ville, où se trouve également la plage au sable sombre. DSC00792

Le centre est sympathique comme tout, des commerces qui font face à la mer, des hamacs sous des cabanes en bois pour être l’ombre. A première vue, la ville semble agréable. Pourtant au bout de quelques minutes, la chose est saisissante ! L’architecture est ici bien spécifique ! On ressent le colonialisme français à plein nez ! Les statues, les villas en face de mer, les trottoirs, la jetée, l’ambiance des lieux n’est pas franchement asiatique, jusqu’au nom de la ville, Kep-sur-mer !

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Comment se rendre à Kep ?

> De Sihanoukville, un trajet de 3 heures en minibus avec 2 ou 3 départs par jour à partir de 4$ Sinon depuis d’autres villes

> De Kampot :  30 minutes de trajet (selon l’état du véhicule). Bus 2 $.

> De Phnom Penh : Environ 4 heures de bus le trajet est desservi par plusieurs compagnies de bus, compter +/- 6$ .

 « Saint-Tropez » déchue du Cambodge 

Le lendemain, nous continuons notre visite de la ville qui est réputée pour le crabe bleu. Les gargotes du bord du mer, ou plus simplement les marchés aux crabes et restaurants du bord de la promenade ne manquent pas de charme, même si qui en tant que végétariens cela ne nous a pas franchement intéressés. DSC00803

On imagine très bien comment, dans le temps, les colons avec leurs fines moustaches profitaient des infrastructures à la française tout en mangeant du crabe bleu cambodgien servi dans des assiettes en porcelaine. Les Villas coloniales à l’abandon sont les tristes témoins d’un passé colonialiste glorieux…DSC00794DSC00811

Virée dans les alentours

Nous quittons le centre-ville pour nous balader en scooter (cf. La Thakek Loop en scooter) dans la campagne environnante. Les fermes de poivre vert sont connues dans la région pour être visitables et intéressantes, mais bien-sûr nous partons sans vraiment savoir où elles se trouvent et nous perdons dans la campagne. Nous passons de villages en villages et nous ravitaillons en essence à la locale. Nous roulons longtemps, à observer les paysages, les us locales, les rivages souvent sales, toujours si dépaysants ! La fin de l’après-midi est déjà là que nous n’avons pas trouvé les fermes de poivre, nous renonçons à l’idée de les visiter et rentrons bredouille à Kep.DSC00841 DSC00836 DSC00835 DSC00833 DSC00842 DSC00844

Il est l’heure du coucher de soleil et nous décidons d’en profiter au Kep National Park, sur les hauteurs de la ville. Nous grimpons une partie en scooter car le temps presse si nous souhaitons assister au coucher du soleil. Mais manque de pot un chien sauvage aux allures enragées nous barre la route de ses jappements en montrant les crocs. Nous n’insistons pas et rebroussons chemin, traversant ce parc naturel plutôt agréable. Le soleil est presque déjà couché quand nous rejoignons le centre de Kep. Pour finir notre balade de la journée, nous marchons un peu sur la plage, le long de la mer…DSC00819 DSC00798

Une baignade improvisée

La journée touchant à sa fin, nous n’avions rien fait de ce que nous avions « prévu »’ initialement mais nous n’étions pas moins ravis de la tournure qu’elle avait prit… Nous finissons donc cette journée par une baignade improvisée avec des gamins cambodgiens qui s’en donnent à cœur joie. Un moment de détente où nous nous imprégnons des lieux. Bien-sûr en Asie les habitants se baignent tout habillés, par pudeur. Nous avions toujours respectés cette coutume mise à part lors que nous n’avions pas de locaux autour de nous. Cette fois-ci nous n’avons pas dérogé à la règle et avons foncé dans l’eau tel quel. Un pur moment de bonheur après des heures passées sur le scooter dans la poussière environnante…DSC00848 DSC00849 DSC00850 DSC00854 DSC00852

Est-ce parce que ce n’était pas la saison mais nous n’avons croisé aucun touriste, aucun occidental. La plage et même la ville semblait nous appartenir…

Nous sommes restés quelques jours à Kep, profiter de cet isolement, loin des tuk-tuk drivers qui s’empressent de vous proposer une course, loin des enfants vous demandant un dollar à chaque coin de rue, loin de notre voyage aussi, car si Kep est une jolie ville qui a pu être touristique, elle nous a semblé bien déserte… Nous sommes donc restés quelques jours et avons profité de notre chambre, simple mais agréable, de restaurants, simples mais bons, de nos échanges sur le voyage, simples mais si importants…

Nous quittons Kep un matin de très bonne heure pour rejoindre Koh Tonsay au large de Kep, île surnommée Rabbit Island (cf. Rabbit Island, ou l’art de ne rien faire), pour quelques jours qui promettent en émotion…

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