Koh Rong Samloem, nulle ombre au paradis

Koh Rong Samloem, nulle ombre au paradis

Nous quittons Kampot et sa douceur de vivre (cf. Visite de Kampot, entre terre et mer) pour rejoindre Sihanoukville, port de départ pour l’ile de Koh Rong. Beaucoup de nos amis et autres voyageurs croisés sur la route nous ont dit beaucoup de bien de cette ile. Sable fin, plage paradisiaque, randonnées en pleine nature, campement sauvages et même des bars pour y faire la fête. Bref, tout un programme. Pourtant, nous entendons parler d’une autre ile, plus petite, moins touristique et qui porte presque le même nom que Koh Rong c’est Koh Rong Samloem. Sans vraiment savoir pourquoi, plus par intuition qu’autre chose, nous décidons de prendre nos billets pour cette petite ile qui promet tant.

Sihanoukville

Mais avant d’embarquer pour Koh Rong Samloem, nous passons une après-midi et une nuit à Sihanoukville. Point de villégiature des occidentaux expatries au Cambodge, le décor pourtant paradisiaque est gâché par cette présence sans gêne et parfois même malsaine de ses post-colons pleins aux as qui envahissent le paysage sans se soucier des us et coutumes des locaux.DSC00790

Bref, pas franchement rêveur, néanmoins, Sihanoukville c’est aussi le point de rassemblement des khmers aisés qui passent leurs vacances à la plage. Une vision un peu plus locale même si pas entièrement représentative de la vie des Cambodgiens. C’est à Sihanoukville que nous rencontrons le plus de vagabonds mutilés, d’enfants mendiants, d’ex-soldats infirmes…

En bateau pour l’ile

Dès l’embarquement nous sommes heureux de notre choix, nous voyons beaucoup de touristes occidentaux partir pour Koh Rong, des bateaux pleins à craquer de voyageurs en route pour le paradis. Dans notre bateau, les passagers sont pour beaucoup asiatiques, cambodgiens, coréens, mais aussi deux ou trois voyageurs allemands et canadiens.DSC00738

Nous débarquons sur un quai minuscule, et dès la première seconde nous sommes conquis par cette ile toute petite et si belle. Une étendue de sable blanc et scintillant comme du cristal se dresse devant nous. En arrière-plan, des cabanes en bois sont bâtis à l’orée de la forêt en s’intègre sans dommage dans le paysage.DSC00744

Secret Paradise

Pour des raisons économiques, nous n’avons pas choisi un bungalow individuel mais avons opté pour un « dortoir ». Ce fut la surprise de l’arrivée, une immense et splendide structure de bois ouverte sur la mer, ou les lits double blancs sont surmontées d’une moustiquaire. Au final un choix économique et très sympathique !25-31 02-koh-rong-samloem-5-dormitory

La beauté de l’ile nous subjugue et nous passons nos premières journées à juste profiter du moment présent. L’eau à température ambiante, le bruit des douces vagues, le sable si fin et chaud sous les pieds, des heures dans l’eau sans avoir à regarder sa montre, le soleil, les singes qui traversent la plage et sautent d’arbres en arbres, le vert éclatant de la forêt, dormir à l’ombre des cocotiers et cette sensation de relaxation et de liberté indescriptible.DSC00746 DSC00749

Bon à savoir

Lors d’une balade matinale à l’extrémité au sud de Lazy Beach, je suis tombée sur la face « en développement » de l’ile. Les constructions immobilières ne cessent de se multiplier, des cabanes en bois qui se confondent dans le paysage, aux constructions plus grosses qui ne se préoccupent pas de l’authenticité du lieu. En clair, d’ici quelques années l’ile ne ressemblera plus à ce petit coin de paradis, un conseil allez y maintenant avant qu’il ne soit trop tard !!

Seule l’heure du déjeuner ou du diner nous rappelle à la réalité, les prix du restaurant sont beaucoup plus élevés que sur le continent, et il n’y a pas d’alternative, même le plus basique des besoins, boire de l’eau coute deux à trois fois plus cher.DSC00750

Parfois dans l’après-midi, un bateau arrive avec des touristes provenant de Koh Rong la grande ile et ceux-ci restent une ou deux heures puis repartent comme ils sont venus. Une drôle de façon de profiter de la tranquillité de ce lieu…13

Une fois le soleil couché, les seuls bruits que nous entendons sont ceux de la forêt et du clapotis des vagues. Un silence qui vaut de l’or, dans un pays ou le tourisme se développe sans cesse et ou les bars et autres boites ouvrent pour le bonheur des occidentaux en mal du pays…DSC00765

Se leva à l’Est, et à l’ouest se coucha

Aux toutes premières heures du jour, depuis la plage un spectacle époustouflant vous attend. La première vision depuis le dortoir ouvert pour les plus matinaux (5/5h30 du matin) est le lever du soleil sur la baie.DSC00767 Les couleurs sont intenses et pales à la fois, le bleu si clair de l’eau se mêle à l’orange flamboyant du ciel. Nous sortons de notre lit pour rejoindre la plage 5 mètres plus loin, l’instant est si magique…DSC00774

Lors d’une après-midi, nous avons mis de coté le farniente pour explorer le côté ouest de l’ile. Pour y accéder, il est nécessaire de traverser la forêt pendant 30 à 35 min de marche sur un chemin parfois chaotique. Mais la marche en vaut la peine, sur ce cote de l’ile pas de sable blanc et fin mais un sable blond et lourd, encore brulant de la journée, et une eau non pas d’huile comme sur la côte est mais turbulente et odorante. Un univers totalement diffèrent, plus sauvage et authentique.DSC00759DSC00754 Il est possible de passer la nuit de ce cote de l’ile soit dans des tous petits bungalows, dans des campements établis, en hamacs ou encore plus simplement en camping sauvage.

Le coucher du soleil à Lazy Beach est absolument magnifique, tout aussi subtile et intense que le lever du jour à l’est.DSC00762

Un intrus dans mon lit !

Pour notre dernière nuit au paradis, un petit intrus s’est glissé dans notre lit. D’abord gênés par de petits bruits suspects, les mouvements dans le drap ne fait plus de doute. Une petite souris s’est créé un petit passage sous la moustiquaire et s’est installée dans nos oreillers. Gildas connaissant ma grande passion pour les rongeurs, me demande de quitter le lit pour qu’il puisse faire fuir l’intruse… une fois l’incident clos, encore toute émue, je me remets au lit et arrive quand même à dormir, après plus d’un an de voyage, les changements sont quand même de taille, et les peurs moins envahissantes ! (cf. take a break, get some rest & Liebster Awards).

Nous nous apercevrons que cette petite souris ne sera pas partie les pattes vides. En effet, elle a trouvé un paquet de café que nous avions acheté au Laos (cf. Au cœur du plateau des Bolovens) pour offrir, et a grignoté le paquet et plusieurs de ses grains de café. Résultat un cadeau foutu mais des souvenirs pour la vie ! 🙂

Comments

comments

Shares