Le Petit coup de mou du voyageur

Le Petit coup de mou du voyageur

Après 10 mois de voyage des doutes ont commencé à nous assaillir, et nous avons eu un Petit coup de mou. Nous allions d’un lieu à l’autre, tous splendides, mais avec une envie de découvrir moins grande et une impression gênante d’être presque blasés par tous ces paysages. Bien sûr nous admirions les panoramas en prenant pleinement conscience de notre chance d’être là, mais ils nous manquaient une chose, qui ne nous avait pas encore fait défaut jusqu’ici, l’énergie et la niaque pour continuer.  C’est en partie pour cela que nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure du HelpX (cf. notre belle expérience en HelpX) et de changer de mode de voyage en vendant notre Baby Girl (cf. Bye Bye Baby Girl).

Cela peut surement paraitre un peu prétentieux de donner l’impression de perdre cette envie de découvrir car beaucoup de personnes n’auront jamais le temps ou les moyens d’aller en Australie en vacances. Mais c’est justement là qu’est la principale différence, nous ne sommes pas en vacances mais en voyage. Nous ne faisons pas que visiter mais nous vivons notre aventure tous les jours sans autres repères que le quotidien qui peut se créer sur la route. Nous n’avons pas la présence de nos amis ou de nos familles pour nous ressourcer. Nous n’avons quasiment aucun bien matériels, pas de maisons et aucune routine.

La majorité du temps nous avons adoré cette sensation de liberté que cela apporte, mais d’un autre cote l’insécurité et l’incertitude que cela peut engendrer a su mettre notre résistance à rude épreuve. Cela n’aura été, heureusement, que sur une courte période car nous avons réussi à refaire le plein d’énergie grâce aux rencontres que nous avons faites. L’envie est vite revenue et devant les millions de choses qu’il nous reste à découvrir nous ne pouvons qu’être enthousiasme et pleins de projets.

Nous réalisons que ce sentiment doit être complique à comprendre pour certains, d’autant plus que pour nous aussi il aura été vraiment difficile à interpréter de cette manière et à passer outre.

Et vous ça vous est déjà arrives le coup de mou du voyageur? Partagez avec nous vos expériences et vos solutions pour surmonter ce sentiment pas toujours facile a vivre.

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10 commentaires

  1. Ouah 6 ans sans rentrer, je sais si je pourrais, l’envie de revoir mes proches serait trop importante.
    Tout a fait d’accord avec toi surle reste. Nous avons ralenti le rythme, changé notre façon d’appréhender le voyage… Et on se rend vite compte qu’on a pas besoin de tout visiter d’un pays, on avance selon nos envies du moments sans aucune pression et sans aucune culpabilité quant au fait d’être quelque part et ne pas avoir tout vu. On voyage pour soi donc il suffit juste de trouver son rythme!

  2. Je crois qu’on y passe tous un jour quand on voyage au début. Je voyage depuis 6 ans maintenant, entre Asie et Océanie. Je ne suis plus rentré dans mon pays natal depuis tout ce temps, et je continue de voyager ici et là. Au début j’ai fait les erreurs de débutants de vouloir trop voir et presque tout voir. En fait après 3 mois j’étais déjà bien blasé et fatigué. Pas forcément heureux sur les rencontres non plus de mon côté, et j’ai décidé de voyager autrement. Maintenant, je ne voyage quasiment plus, je « m’installe ». Je passe 3 mois dans une ville (oui, une ville, sans forcément voir tout le pays), puis 3 mois dans une autre ville d’un autre pays, et ainsi de suite en fonction des visas. Ca me laisse le temps de vivre une routine et un quotidien (nécessaire à tout être humain, à dosage variable selon le caractère, mais nécessaire quand même) sans pour autant tomber dans une routine à long terme, car tous les 3 mois TOUT change à nouveau.

    Ralentir le rythme du voyage me l’a rendu si agréable, en fait je ne voyage plus, je « vis » dans chaque pays. J’en vois moins et en fais moins que les touristes de passage pour 2 semaines qui ratissent toutes les attractions (bien chères) de l’ensemble du pays, mais je vais aussi plus profond dans les ressentis des lieux et de la culture. J’expérimente des petits événements et la vie quotidienne sur la longueur. Je me suis aussi fais des amis sur le vrai long terme (que je viens revoir tous les ans en Corée ou à Taiwan ou que sais-je).

    Ralentissez si vous en avez marre, ce n’est pas une course et il n’y a aucune obligation, ni envers vous ni envers personne. Même pas celle de profiter et d’apprécier le voyage (par culpabilité pour ceux qui n’auraient pas la chance de partir). C’est très personnel comme expérience et on a le droit de pas aimer ou d’en avoir marre de devoir prévoir notre vie à court terme en cherchant tous les jours la parking area pour dormir (comme ce fut mon cas pendant 6 mois en Australie, les 6 mois que j’ai le moins apprécier de ma nouvelle vie). Bref, aucune culpabilité même si certains de mes amis ne comprenaient pas mon ressenti négatif, faut juste trouver son rythme, son ou ses pays/cultures et bien identifier ses priorités, à savoir voir ou faire ou goutter ou expérimenter lentement sur le long terme.

    Allez, c’est déjà trop long.
    A+

  3. Hello les tripatouilleurs, je découvre votre blog avec ce billet qui témoigne bien des montagnes russes du voyage. Ne vous inquiétez pas, c’est normal. C’est une très bonne idée de se lancer dans le HelpX, notamment sur des périodes un peu longues (enfin du moins plus de 2 semaines). Ça permet de faire une pause, rencontrer les locaux, échanger et découvrir de nouvelles activités. Lorsqu’on ne fait que voyager et enchainer les merveilles plus ou moins touristiques, ça peut lasser c’est sur, on se demande au bout d’un moment ce qu’on apprend ou ce qu’on en retire de tout ça. Et ce n’est pas drôle quand on a l’impression de perdre le sens de son voyage… Alors courage 🙂 ça va passer ! Moi j’ai eu un gros coup de mou après 16 mois de voyage au Canada, car j’enchainais volontariats sur volontariats. Et j’avais l’impression de ne « rien construire », voire limite de me perdre. Et puis je me suis rendue compte que c’était juste un coup de fatigue et qu’en fait des graines germaient en moi sans que je m’en rende compte… Je vous souhaite beaucoup de bonheur sur la route en 2015. Ça va vous transformer ce voyage, alors no panic & enjoy 🙂

  4. Merci. Ca fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls à avoir ressentis cela.

  5. Merci on continue alors…
    Vous aussi vous nous manquez très fort!

  6. Je comprends parfaitement ce que tu veux dire mais je pense que les deux sont formateurs. Ce que nous aimons avec les longs voyages c’est que justement notre quotidien change et que nos repères évoluent. On choisit de faire avec et de se remettre en question en permanence. Le coup de mou peut arriver mais il repart, pour nous en tout cas, très vite et on prend du plaisir en permanance. Nous pensons être plus que jamais receptifs aux enseignements du voyage justement grace a ce non retour permanent dans notre quotidien Français. Nous devons faire avec les bons et les mauvais côtés. Je n’assimile pas ça a de la surconsommation car voyage ne correspond pas forcément a tourisme de masse.
    Après chacun tire differents enseignements du voyage et il ya surement autant de façon de voyager que de voyageurs…

  7. Moi je trouve que c’est tout à fait normal de se sentir comme ça à un moment ou l’autre lorsque l’on est est complètement déracinés comme vous, du part en raison de l’éloignement physique de votre terre d’origine, et d’autre part de l’absence de repère, de routine, de foyer.
    Le mal du pays et la baisse du régime font partie du voyage, et puis tout n’est pas fantastique tous les jours, parfois on a juste envie de se poser tranquillement et ne rien faire… sur la route il n’y a pas vraiment de répis car tout est toujours nouveau et en mouvement!
    Vous n’avez pas à vous reprocher de vous sentir comme ça, au contraire je trouve ça très bien que vous le compreniez, vous l’exprimiez, et vous l’assumiez 🙂

  8. Continuer votre voyage sans doute !!!!
    On pense très fort a vous et vous nous manquer terriblement

  9. Sujet intéressant.
    Je ne suis pas trop fan de l’idée d’un tour du monde car j’apparente cela à de la surconsommation sur une période courte.
    J’étais sur un stand « blogueur voyage » (dans un salon dédié au tourisme) le week-end dernier et j’ai pas mal échangé avec d’autres voyageurs sur le sujet. Après plusieurs semaines de voyage, on est moins réceptif aux découvertes et aux différents enseignements du voyage. Et après plusieurs voyages, cette consommation de culture, de gastronomie, de paysages rend l’expérience moins agréable et moins constructive qu’au départ.
    Je préfère pour ma part opter pour des voyages réguliers (4 à 6 fois par an) mais ça fait exploser le budget …

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